Non-retour

jeudi 23 juillet 2026

« Il y a la mystérieuse et latente énergie
Qui refuse les ténèbres
Et ne veut pas qu’on tue la vie. »

Arlette Humbert-Laroche
Déportée, morte à 26 ans à Bergen-Belsen

J’ai voulu commencer par cette citation d’un poème simple et bouleversant car elle manifeste que l’espérance lucide demeure face au risque de mort. Pourquoi aujourd’hui ? Parce que la situation de chacun d’entre nous dans le monde est proche d’un point de non-retour. Et que pour tout être humain de caractère, l’énergie de cette espérance est la preuve de notre part d’humanité.

Ce 22 juillet 2026, en effet, une guerre destructrice s’est abattue sur notre Terre. Une guerre endémique, dans laquelle l’autre est vu non comme un simple adversaire mais comme un ennemi à abattre.

Moyen-Orient, Ukraine, symptômes les plus atroces car on nous en inflige les images sur nos écrans. On y tue des êtres humains et détruit leurs moyens de vivre. Les gouvernements israélien, anglais et américain sont bien entendu les premiers responsables, mais la manière de procéder devient contagieuse. Entraîné par Netanyahou et ses voyous messianistes, Trump frappe l’Iran, le Cercle des Volontaires européens, Macron en tête, tente d’entraîner Trump dans une escalade contre la Russie et contribue à corrompre l’esprit d’Anchorage, sans parler des « conflits oubliés » en Afrique ou en Amérique latine.

Trump et son entourage veulent régner sur une grande Amérique, du Groenland à la Terre de Feu, et Netanyahou se voit offrir le Grand Israël. Tant pis pour le reste : ceux qui gouvernent par la peur entendent régner sur le chaos. Et tant pis pour la raison : les dirigeants, à force de mentir, finissent par croire à leurs mensonges. Pourtant, le général Harald Kujat, ancien dirigeant du Commandement intégré de l’OTAN, nous met en garde contre le risque d’une Troisième Guerre mondiale, et Marc Rütte, actuel Secrétaire général de l’OTAN, nous a cyniquement annoncé que nous sommes voués à revivre les temps qu’ont connus nos grands-parents et arrière-grands-parents.

Alors, où est la vérité ? La vérité est qu’un système mondialisé par l’oligarchie anglo-américaine porte en lui la guerre « comme la nuée porte l’orage ». Eisenhower, en 1961, dénonçait un complexe militaro-industriel, Lyndon LaRouche, la manière de penser et d’agir coloniale britannique s’étant installée aux Etats-Unis et en Israël. Aujourd’hui, la mutation est pire. Les transhumanistes de Silicone Valley, boostant leur tech et leur IA, se sont intégrés aux tueurs financiers de Wall Street et colonisent progressivement le Pentagone. Nouveau fascisme ? Soyons précis, avec Emmanuel Todd : le nazisme était simplement et explicitement contre l’universalisme, le judaïsme et le christianisme. Le trumpisme se veut religieux mais à la manière d’un culte satanique, par l’inversion des valeurs et le culte de la violence, le mal devenant le bien et les bombes l’émanation de prières, tous partageant une interprétation obscène de la Bible.

Alors, l’espérance ? C’est d’abord un pape qui rassemble à Castel Gandolfo les forces de la paix. C’est un peuple américain et ses élus, avec nos amis là-bas, qui s’éveille pour les conceptions des Pères fondateurs – « la vie, la liberté et la recherche du bonheur » - contre la version perverse, liposucée et botoxée répandue par une élite criminelle, vulgaire et devenue psychotique. 51 % des Américains pensent que le capitalisme est devenu une mauvaise idée !

Alors nous, en France ? Relire le Préambule de notre Constitution : « La nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. » A l’échelle de notre politique internationale, cela signifie une nouvelle architecture de développement et de sécurité mutuels pour tous, en s’alliant avec la Majorité mondiale qui rejette le colonialisme et l’impérialisme.

Comment faire ? La majorité des électeurs des Insoumis et du Rassemblement national détestent les ultra-riches. Partons de là pour élever le débat vers un bien commun, la République. Je viens de présenter un texte de 12 principes aux souverainistes. A eux de s’en saisir, au nom de la paix, du peuple et de la France, en dialoguant avec Washington, Moscou et Pékin mais sans se soumettre à personne. <carre|>