Le monde entier réarme et fait de moins en moins d’enfants. Nos dirigeants et nos généraux sombrent dans une pulsion de mort. Fabien Mandon dit aux maires de France qu’il faudra « accepter de perdre nos enfants » et Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, déclare à Berlin que « nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents ou arrière-grands-parents ».
Aux Etats-Unis, le nouveau document de Sécurité stratégique prétend ouvrir les portes de la paix en Ukraine, mais en se réservant un domaine impérial dans leur zone d’influence et en vassalisant l’Europe par une ingérence assumée dans nos affaires intérieures. Le pétrole vénézuélien est leur cible militaire à court terme et la Chine leur cible économique constante. Sous le nom de paix, le Moyen-Orient est abandonné aux crimes de guerre et contre l’humanité. Nous sommes face à une « guerre cognitive » permanente, jusque dans l’esprit de nos enfants. Nous voici donc face à la nécessité vitale d’un réveil citoyen. Il ne s’agit pas d’une question d’opinion, mais d’un défi de guerre ou de paix, de vie ou de mort.
Redonner un beau visage à notre pays.
Le pire ennemi est le pessimisme conforté par nos abandons successifs. Avec sa Coalition des volontaires, Emmanuel Macron menace un jour la Russie (sans moyens militaires, sans hommes et sans argent) et le lendemain, feint de vouloir reparler à Vladimir Poutine. Nous importons d’ailleurs 20 % de notre uranium enrichi de Russie… Abandons ? D’abord celui de notre socle social, inspiré par le programme du Conseil national de la Résistance. L’hôpital et l’éducation nationale bradés, les budgets de la Sécurité sociale et de la nation livrés à la loi des marchés financiers, le nucléaire civil abandonné (Fessenheim, Superphénix, Astrid), livré à un écologisme dévoyé, notre industrie ainsi privée de son socle énergétique compétitif et nos paysans soumis sans dialogue à la loi des marchés internationaux. Pour sauver les exportations bovines, on abat les troupeaux de nos éleveurs. La prétendue logique est devenue une vache folle.
Notre politique de défense n’est plus nationale. Nous dépendons pour nos données de Palantir, la société fondée en 2004 avec l’argent de la CIA, icône des seigneurs de la tech et de la guerre de Silicon Valley. Thales et Athos ne sont pas en mesure de répliquer. Nous prétendons préparer une guerre de haute intensité en Europe mais nous avons abandonné l’hôpital militaire du Val-de-Grâce. Il y a environ vingt ans, l’usine Rhodia, près de La Rochelle, raffinait environ les deux-tiers de la production mondiale de terres rares. Aujourd’hui, c’est la Chine qui en produit la quasi-totalité. La Cité des sciences et le Palais de la découverte, essentiels pour la formation scientifique de nos enfants et de nos adolescents, dépendent des finances d’Universcience, établissement public pratiquement sans aucuns moyens d’entretenir et d’investir. Jean-Philippe Tanguy et Jordan Bardella, eux, n’ont rien trouvé de mieux que de proposer de rouvrir les maisons closes, fermées en 1945 alors que les femmes obtenaient le droit de vote ! Bardella, Ciotti et consorts sont promus avec leur appétit pour les cryptomonnaies, soumettant la France à l’oligarchie financière mondialiste !
C’est le moment de retrouver l’espérance. Je pense à de Gaulle en juin 1940. Je pense aux deux Russes et à l’Américain qui surent, en 1962 et 1983, faire passer le sort de l’humanité avant les ordres reçus de lancer l’alerte nucléaire. Je pense à ce père de famille syrien qui vient de risquer sa vie, à Sydney, pour ceinturer un terroriste islamiste. Je pense aux israéliens qui dénoncent le génocide de Netanyahou. Battons-nous aujourd’hui pour une nouvelle architecture de paix par le développement mutuel qui redonnera un beau visage à notre pays. Solidarité & Progrès vient de publier un dossier sur les grands projets d’infrastructure qui sont la clé d’une prospérité partagée et d’une autre manière de penser le monde. C’est la France des Lazare Carnot, des Jean Bertin et des Marcel Paul. Cette unité souveraine dans la diversité nous montre le chemin du sursaut. <carre|>