A cette heure gravissime où Donald Trump s’érige en véritable tyran, faisant fi du droit international et imposant le droit du plus fort contre le droit de la justice, des dissidents de longue date, mais aussi de jeunes activistes dégoûtés par ces pratiques, ont décidé d’apporter leur soutien à la campagne indépendante de Diane Sare et de se porter eux-mêmes candidats (voir ci-dessous la liste de quelques soutiens).
A ses côtés, en ce 9 mars, Garland Nixon, célèbre commentateur progressiste de radio et télévision à New York, membre du comité national de l’ACLU (l’Union américaine des libertés civiques), ainsi que Keaton Weiss, co-animateur de l’émission Due Dissidence (nécessaire dissidence), à qui nous devons cette phrase qui mobilise désormais de plus en plus de citoyens américains : « Quel que soit votre vote, vous aurez du Epstein ! »
Autour de Diane Sare, un mouvement des candidats est en pleine constitution, emmené par José Vega. Candidat au Congrès dans le 15e district du Bronx face au député sortant Ritchie Torres, Vega a repris plusieurs thèmes communs à de nombreux autres intervenants : « Comme l’a dit Friedrich Schiller, un grand mal engendre un bien supérieur. C’est le sens de nos candidatures, a-t-il déclaré. Il n’est jamais trop tard pour dire la vérité », dont la plus importante : « La situation pourrait dégénérer en guerre nucléaire du jour au lendemain. »
Présente elle aussi, Josephine Guilbeau, ancienne analyste du renseignement toutes sources de l’armée américaine pendant 17 ans et experte en cybersécurité pour le Commandement cybernétique des États-Unis et la Force de mission nationale cybernétique. Tout au long de l’année 2025, Guilbeau s’est élevée avec force contre le génocide israélien à l’encontre des Palestiniens. Si elle n’avait pas voulu jusqu’ici aborder la question du danger de guerre nucléaire, pour éviter de semer la panique, elle se sent désormais obligée de l’affirmer clairement : « Nous nous rapprochons du risque de guerre nucléaire. »
Le courage de dénoncer publiquement les bellicistes a été illustré par l’ancien Marine Brian McGinnis, candidat au Sénat américain sous l’étiquette du Parti vert de Caroline du Nord. La semaine précédente, lors d’une audition devant une sous-commission des forces armées du Sénat, McGinnis avait dénoncé la collusion des États-Unis avec le génocide israélien à Gaza. Alors que la police du Capitole tentait de l’expulser de la salle, le sénateur Tim Sheehy (R-MT) l’a violemment empoigné et lui a cassé le bras. La participation de McGinnis au forum de Sare était sa première apparition publique depuis sa sortie de l’hôpital.
Son colistier en Caroline du Nord, le lieutenant-colonel (à la retraite) Anthony Aguilar, candidat du Parti vert au Congrès pour le 13e district, est lui aussi une épine dans le pied du parti belliciste. Après avoir démissionné, mi-2025, de la mal nommée Fondation humanitaire pour Gaza (GHF), Aguilar s’est fait le témoin direct et accablant de la collusion de la GHF avec l’armée israélienne, qui a transformé ses sites de distribution alimentaire en véritable jeu de massacre pour les Gazaouis. La guerre contre l’Iran, a-t-il dit, est une preuve supplémentaire que les États-Unis combattent pour les intérêts israéliens et non pour les leurs.
Aguilar et Guilbeau ont tous deux été expulsés d’une audition du Sénat américain l’été dernier pour avoir soulevé la question du génocide. Vega s’est déclaré fervent partisan de ce type d’interventions citoyennes, qu’il a érigées en marque de fabrique de son militantisme ces quatre dernières années.
L’animateur Keaton Weiss a soutenu ces candidatures de conscience. Il a souligné qu’en dépit de ses interventions énergiques et déterminées lors d’événements politiques, Vega est partisan du dialogue et non de la violence. Ce thème de l’action directe non violente fut un point central des discussions tout au long de la soirée.
En conclusion, Diane Sare a repoussé l’idée que les médias traditionnels, et même les réseaux sociaux, refléteraient notre réelle influence. Ainsi, comme l’a rapporté une candidate indépendante dans la circonscription très trumpiste de Marjorie Taylor Greene, en Géorgie, lors d’un récent meeting de Trump, pas plus d’une centaine de personnes ne s’étaient déplacées pour l’écouter dans une usine, et une quarantaine seulement dans un café. Or, personne n’a relayé cet incident, qui illustre pourtant bien l’immense fossé qui se creuse entre la perception véhiculée par les médias et la réalité. « C’est ce qui rend les candidatures de l’opposition aux élections de mi-mandat si déterminantes, a-t-elle affirmé. Dire la vérité, c’est encourager les autres à le faire. »
Deuxièmement, « combattez le mal avec passion », mais en sachant quoi faire lorsqu’il est vaincu. Elle a insisté sur les politiques de relance économique qu’elle a apprises au cours des 35 années de son étroite collaboration avec l’économiste et homme d’État Lyndon LaRouche. Ces politiques consistent à générer du crédit productif grâce à une régulation bancaire de type Glass-Steagall renouvelé et à une Réserve fédérale transformée en banque nationale hamiltonienne, ainsi qu’à entreprendre de vastes projets d’infrastructures hydrauliques, de transport et énergétiques pour reconstruire le pays et collaborer à des initiatives similaires à travers le monde.
Déclarations de soutien :
• Douglas Macgregor, colonel (à la retraite) de l’armée américaine
• Scott Ritter, ancien officier des Marines américains et inspecteur des Nations unies pour le désarmement
• Dennis Fritz, ancien sergent-chef de commandement de l’US Air Force
• Gerald Celente, écrivain, militant pour la paix et analyste
• Pr Steve Starr, expert en guerre nucléaire
• Garland Nixon, animateur de radio et de télévision
• Père Harry J. Bury, figure emblématique du mouvement pacifiste à Minneapolis
• José Vega, candidat au Congrès dans le Bronx, à New York
• Mike Callicrate, éleveur de bétail et distributeur de produits alimentaires en direct, basé au Kansas et au Colorado
• James Moore, défenseur de la pêche à la traîne en Alaska
• Jim Benham, ancien président de l’Union des agriculteurs de l’Indiana
• DeWayne Hopkins, ancien maire de Muscatine (Iowa)
• Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l’Institut Schiller, Allemagne
• Jacques Cheminade, président du parti Solidarité & Progrès, France
• Pr Franco Battaglia, chercheur, spécialiste des questions énergétiques, Italie
La richesse de cette palette de soutiens montre clairement que les Américains refusent de se laisser emprisonner dans un choix électoral du « moindre mal ». Diane Sare incarne pour eux l’espoir que l’Amérique renonce à sa dérive impériale criminelle et devienne cette force pour la paix dans le monde à laquelle aspiraient ses traités constitutifs il y a 250 ans.
