D’abord une juste paix

jeudi 28 mai 2026

Un embrasement généralisé menace le monde. Ce qui se passe à Gaza, en Iran, en Ukraine et au Soudan résulte d’un même abandon du droit humain. Partout on réarme. Une mafia techno-militaro-financière, avec ses relais médiatiques, réduit tout à une marchandise, considère ses adversaires comme des ennemis qu’il faut abattre et porte ainsi en elle la guerre de tous contre tous. Cette émanation armée de Wall Street et de la Silicon Valley a frappé des écoles, comme à Minab et à Starobelsk, ses guerres entraînant logiquement les pires crimes de guerre.

En France comme en Europe, notre immobilisme nous condamne à en devenir les vassaux et à subir le démantèlement programmé de notre industrie et de notre agriculture. Notre lâcheté nous enfonce dans une logique de prédation financière et d’escalade nucléaire.

Développement et sécurité mutuels

La cause de la paix est donc la priorité absolue. C’est elle qui devrait définir les propositions de nos candidats à l’élection présidentielle de 2027. C’est d’elle que dépendent nos vies et celles des générations futures. Ne pas agir pour elle revient à justifier le crime.

Solidarité & Progrès propose de partir de douze principes, dans l’esprit du Conseil national de la Résistance. Nous les partageons dans le monde avec la Coalition internationale pour la Paix et l’Institut Schiller, socle de décollage pour s’élever au-dessus des divisions stériles. Voici le cœur de ces principes :

  1. Combattre aux côtés des Etats souverains de la majorité mondiale, notamment les membres des BRICS, pour une nouvelle architecture internationale de paix par le développement et la sécurité mutuels à l’avantage de chacun et de tous. C’est la condition pour sortir de l’emprise atlantiste. Cela implique un nouveau système financier international fondé sur l’économie physique productive et le bien commun, empêchant la spéculation à court terme sur les marchés.
  2. Lever les obstacles qui s’opposent à cet engagement : exiger la dissolution de l’OTAN et sortir du garrot de l’Union européenne et de l’euro.
  3. Nouer avec nos partenaires y trouvant comme nous avantage, des coopérations renforcées là où l’ampleur des investissements les rend indispensables, en Europe et dans le monde. Il ne s’agit pas d’être anti-européen ou anti-américain, mais de nous écarter du système que servent Ursula Von der Leyen comme Donald Trump.
  4. Pour opérer au sein de ce nouvel ordre plus juste, nous doter d’une vraie Banque nationale et d’une Agence de planification qui organise les objectifs de notre politique industrielle et agricole, avec la participation des forces productives de la nation. Ces objectifs étant mis en œuvre par un crédit public national orienté vers la productivité physique des investissements, dans l’intérêt général, et non vers des paris sur des prix futurs.
  5. C’est dans ce contexte que les questions fondamentales concernant notre vie publique (santé, pouvoir d’achat, respect du travail humain, éducation, sécurité des biens et des personnes, logement, immigration) pourront être honnêtement traitées, non comme des dossiers mais comme les éléments humains nécessaires à l’architecture de notre République. Sans ménager les pouvoirs en place et leurs idées reçues.
  6. Seule une réelle participation citoyenne, par-delà le système électoral représentatif actuel, assurera que ces principes puissent devenir réalité : un RIC qui ne soit pas rendu inapplicable, l’organisation de délibérations citoyennes sur la rédaction des lois, y compris l’organisation d’une Assemblée constituante, et la participation réelle aux décisions au sein des entreprises et non un simple actionnariat-piège.
  7. Protéger le peuple par une justice qui assure sa sécurité et combatte les mafias. C’est pour cela qu’elle doit devenir un pouvoir, protégée par les forces de l’ordre et au besoin par l’armée, étant en contrepartie elle-même soumise à des sanctions clairement établies.

Ces principes ne sont pas un catalogue. Ils visent à fournir des repères vitaux à tous ceux qui aiment et servent le peuple. Chacun d’entre nous doit y apporter sa part de vie. <carre|>