Alors que le virus est endémique sur d’autres continents et que les échanges mondiaux n’ont cessé de s’intensifier, chez nous, au lieu de développer un système d’alerte précoce, en effectuant des tests réguliers, on a préféré, pour faire des économies de bouts de chandelles et par insouciance, fermer les yeux.
Alors qu’on dispose d’un vaccin contre la DNC, reconnu pour son efficacité, sa qualité et son innocuité, on a attendu que le pire arrive pour penser à cette solution.
Aggravant la situation, le lobby agro-industriel, qui prospère grâce aux exportations, continue à s’opposer à la vaccination systématique de nos 15 millions de bovins.
S’appuyant sur les standards de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), il allègue qu’un pays qui vaccine contre la DNC, une maladie de catégorie A, perd son statut de « pays indemne ». Or, ce changement de statut a des conséquences considérables sur le commerce.
En l’absence d’accords bilatéraux directs entre Etats pour assurer nos exportations, la vaccination généralisée déclenche un délai d’au moins 14 mois, conditionné à l’arrêt de la vaccination et à l’absence de circulation virale, avant de pouvoir reprendre les exportations. Mais au lieu d’abattre le « Veau d’or » du sacro-saint marché, le gouvernement s’incline au détriment de notre agriculture et de ceux qui la font exister.